Sortir de la victimisation : redevenir acteur de sa vie
Publié le 14 octobre 2024 par Manon Eléonore

Il est fréquent, dans nos parcours personnels, de rencontrer des personnes qui semblent être perpétuellement victimes de leur environnement, de leur passé, ou des autres. Elles vivent des situations difficiles et, souvent, se sentent impuissantes face à ces événements. La victimisation est une spirale dans laquelle il est facile de s’enfermer. Pourtant, rester dans ce rôle nous empêche de prendre les rênes de notre existence.
Le piège de la victimisation
Se sentir victime de tout et de tous est une posture qui, même si elle semble justifiée sur le moment, nous prive de notre pouvoir. C’est comme si l’on observait sa propre vie depuis les coulisses, sans jamais monter sur scène. Cela peut offrir un certain confort : on n’est pas responsable, les torts viennent toujours des autres ou de facteurs externes. Mais, à long terme, cette mentalité limite notre capacité à évoluer et à prendre en main notre destinée. La première étape pour sortir de ce rôle est de reconnaître que rester dans la victimisation est un choix, même s’il est souvent inconscient. Ce choix nous emprisonne dans une perception erronée de la réalité. Il n’y a rien de plus paralysant que de se dire : « Je ne peux rien faire, tout m’échappe ».
Le triangle dramatique : bourreau, victime, sauveur
La théorie du triangle dramatique de Karpman est très éclairante lorsqu’il s’agit de comprendre les dynamiques de victimisation. Ce modèle illustre les interactions entre trois rôles : la victime, le bourreau et le sauveur.
- La victime se sent impuissante, accablée par des circonstances qu’elle pense hors de son contrôle. Elle cherche souvent à attirer la sympathie et la validation de son rôle.
- Le bourreau est celui que la victime perçoit comme responsable de ses souffrances. Il peut s’agir d’une personne, d’une institution ou même d’une situation.
- Le sauveur est celui qui, poussé par l’envie d’aider, vient à la rescousse de la victime, souvent au détriment de son propre bien-être.
Ces rôles se jouent souvent inconsciemment et de manière cyclique. La victime peut parfois devenir bourreau, le sauveur peut être frustré de son impuissance et finir par se transformer en bourreau, et ainsi de suite. C’est un cercle vicieux dans lequel chacun perd de sa puissance et de sa capacité d’action. Pour sortir de cette dynamique, il est essentiel de prendre conscience de son rôle et de refuser de s’y complaire. Cela ne signifie pas que nous ne vivons pas des situations difficiles ou que nous n’avons pas été blessés. Mais reconnaître que nous avons le pouvoir de changer notre perception, et donc notre situation, est la clé pour sortir de ce triangle.
Les soins énergétiques : redevenir acteur de sa vie
Parmi les outils qui peuvent nous aider à sortir de la victimisation, les soins énergétiques occupent une place de choix. Ces pratiques permettent de se reconnecter à soi et à son pouvoir intérieur. Les soins énergétiques ne sont pas des solutions magiques où le thérapeute agit comme un sauveur. Ils sont, au contraire, un moyen de rééquilibrer notre énergie et de retrouver la capacité de guérir soi-même. En recevant un soin énergétique, on entreprend un voyage intérieur qui nous aide à prendre conscience de nos blocages et de nos schémas répétitifs, notamment celui de la victimisation. L’énergie circule mieux lorsque nous sommes en paix avec nous-mêmes, lorsque nous acceptons la responsabilité de notre bien-être et que nous cessons d’attendre des autres qu’ils nous sauvent. Ce processus permet de redevenir acteur de sa propre vie, de reprendre les rênes de notre destinée, et de sortir du cycle infernal bourreau-victime-sauveur.
La guérison commence en soi
Le premier pas vers la guérison, qu’elle soit émotionnelle, mentale ou énergétique, est de reconnaître notre rôle dans les situations que nous vivons. Tant que nous nous considérons comme une victime des autres ou des circonstances, nous nous privons du pouvoir de changer. Certes, certaines blessures ont été infligées par autrui, mais en définitive, la manière dont nous choisissons d’y réagir nous appartient. Être acteur de sa vie signifie accepter que nous avons toujours le choix, même dans les situations les plus difficiles. Ce choix ne porte pas forcément sur ce qui nous arrive, mais sur la manière dont nous décidons de le vivre, de l’appréhender et de le dépasser. En quittant la posture de victime, nous devenons les créateurs de notre réalité. En définitive, nous ne sommes victimes que de nous-mêmes, de notre propre perception et de notre refus d’assumer notre pouvoir. Sortir de la victimisation, c’est décider d’agir, de se soigner et de reprendre la responsabilité de sa vie. C’est un chemin qui demande du courage, mais qui offre une liberté immense.
Redevenir maître de son destin
Sortir de la victimisation est un acte libérateur qui nous permet de passer de spectateur à acteur de notre vie. En reconnaissant notre pouvoir personnel et en choisissant de ne plus nous enfermer dans le triangle bourreau-victime-sauveur, nous ouvrons la porte à la guérison et à une vie plus épanouissante. Cependant, il est aussi important de reconnaître que choisir de rester dans un rôle de victime est un choix en soi. Cela peut sembler paradoxal, mais certaines personnes ont peut-être encore des leçons à tirer de ce rôle. Sur un plan plus spirituel, cela peut même faire partie d’un choix d’incarnation, une expérience nécessaire dans leur cheminement personnel. Si une personne se sent incapable de changer pour le moment, c’est peut-être parce qu’elle a encore des choses à apprendre en tant que victime. Il est alors important de respecter ce processus, car chaque âme évolue à son propre rythme. En outre, il ne faut pas négliger le fait que certaines personnes se complaisent dans la victimisation parce qu’elles y trouvent certains avantages. En restant dans ce rôle, elles peuvent éviter d’agir, de prendre des responsabilités ou de faire face aux difficultés qu’implique le changement. Se plaindre et se positionner en victime peut parfois leur apporter de l’attention, de la sympathie ou un sentiment de sécurité. Elles finissent par s’identifier à ce rôle, ce qui renforce leur sentiment d’impuissance. Ce confort apparent peut les maintenir dans l’inaction, car sortir de cette posture demande du courage et une remise en question profonde. En fin de compte, le véritable pouvoir réside dans la conscience de ce choix : se considérer comme victime ou décider d’en sortir, tout en reconnaissant que les deux peuvent être des étapes nécessaires sur notre chemin de vie. C’est dans cette prise de conscience que nous retrouvons la pleine maîtrise de notre destin.